03 - Un Conte merveilleux
Voici un conte extraordinaire
Les Larmes des cailloux...
- Je me promenais dans la campagne, quand soudain, je vis un petit chemin fait de terre et de cailloux, il ne menait nulle par, je n'en voyais pas la fin, mais je décidais tout de même de l'emprunter...Ce n'était pas facile de marcher sur ce sentier plein de pierres, mais il faisait si beau, que je regardai plutôt les fleurs qui le longeaient... Au bout d'un moment, j'eu mal au pieds tout de même et je décidais de m'asseoir au bord du petit chemin, j'enlevais alors mes chaussures et mis mes pieds à nus..
- Quel délice de pouvoir les reposer sur ces petits cailloux tièdes qui me massaient plutôt que de me blesser... Je me demandais pourquoi quand je marchais dessus j'avais si mal à travers mes chaussures et là, mes pieds nus posés sur eux, j'étais si bien... alors, j'ai pris un caillou dans ma main, il avait une drôle de forme, on aurait dit un petit cœur, il était plein d'une douce chaleur, lisse et d'un beau gris clair et en regardant de plus près, je vis que tous avaient une jolie forme, là un papillon, là une fleur, celui-là plus loin un nuage d'un blanc pur...
- Doucement je le caressais du bout de mes doigts, lorsque soudain, je vis une goutte de pluie briller sur mon petit caillou... Je regardais le ciel, mais aucun nuage à l'horizon, il faisait beau... Tout naturellement je pensais à voix haute... « Mais il semble pleurer » !!! Oui, le caillou commençait à laisser sortir comme des petites larmes et je lui dis... « Petit caillou, mais tu pleures » ? Et là, j'entendis le caillou me parler...
- « C'est la 1ère fois que quelqu'un me ramasse, la 1ère fois que quelqu'un me caresse, la 1ère fois que l'on s'intéresse à moi, je pleure de bonheur, mais aussi de chagrin, car j'ai si mal »... « Mais les cailloux ne parlent pas, ne pleurent pas, ne souffrent pas, ils sont froids et font mal quand on leur marche dessus » Il me répondit « Et toi, si l'on te piétinait, tu n'aurais pas mal ? Tu ne pleurerais pas ? Tu ne souffrirais pas » ? « Si, bien sur ! Mais je suis humaine, ces sentiments sont normaux, toi tu n'es qu'un caillou, tu ne ressens rien »...
- Je vis alors le caillou devenir gris foncé, il était tout mouillé dans ma main, vite je l'essuyais et lui dit... « Je ne savais pas que cela pouvait te faire mal, pardonne-moi, je ne veux pas te faire pleurer »...
- Et là, il me répondit... « Si vous les humains, vous vous préoccupiez de ce que vous piétinez, vous feriez plus attention au monde qui vous entoure et au lieu de blesser quelqu'un lorsque vous nous jetez, nous pourrions servir à tracer des chemins pour vous guider au milieu d'une forêt, en haut d'une montagne ou même à travers le monde car moi et mes amis, nous permettrions aux hommes perdus de retrouver leur chemin »...
- Regardez maintenant autour de vous et au lieu de jeter des pierres pour blesser, comme moi, prenez le temps de les prendre, de les admirer... Car même les cailloux peuvent pleurer...

Commentaires
titi1256 le 28/03/2007 à 23:07:51les conte de launi78 je les lis depuis le début a mes enfants, un vrai régal. J'attends son livre, j'ai cru comprendre sa douleur dans le contenu de son blog. Gros baisers de ton amie.
titi1256
Launi le 30/03/2007 à 04:00:57
Merci douce Titi pour tes mots, qui je le sais vienne du fond de ton coeur.
1000 bisous pour toi mon amie...
COEURDEPOEMES site : Coeurdepoeme25.blog4ever.com | le 28/10/2009 à 02:24:57
Un bien triste conte, mais une trés belle histoire de cailloux. Moi qui aime tout ce qui est en rapport avec la nature, j'ai aimer ce trés joli conte. BRAVO.